Sommaire par année

Affichage des articles dont le libellé est 1919 le retour. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est 1919 le retour. Afficher tous les articles

CEUX QUI SONT REVENUS

Combien sont partis d'aout 14 à novembre 18. La proportion de soldats tués par rapport aux combattants est de 28% ,
il y a eu 14 tués à Coimères
50 seraient partis? Probablement beaucoup plus. Nous avons répertorié 82 conscrits ayant passé le conseil de révision de 1901 à 1918.
Le plus vieux mobilisé trouvé à ce jour est Joseph Gach né en 1873: il y a eu 158 naissances de garçons mobilisables de 1873 à 1900. Combien sont partis?

Armand Joseph 12/5/1896 – Arroman Mathieu 16/ 6/1874 - Arroman Gabriel 1/11 /1900 - Barsoulet jean 24/9/1896 – Bayle Bernard 27/3/1885 / Bayle Jean 26/4/ 1888 - Bayle Jean 30 / 9/1896 /Bellis Jean / 20/ 3/1893 – Belloc Jean 11/9/1874 –Belloc Pierre 29/ 4/1877 – Belloc Mathieu 7/2/ 1880 - Belloc Jean 22/4/1881 – Belloc Pierre 20 8 1884 – Belloc Léon 4 12 1887 - Bertrand Louis 7 3 1900 – Beys Pierre 16 2 1876 - Bordes joseph 9 9 1882 – Bordes Pierre 7 8 1884- Bordes Etienne – 6 8 1878 - Bordessoules Joseph 27 3 1883- Bordessoules Joseph 19 2 1885 – Boudet Jean 21 11 1888 - Buzos Jean 29 4 1877 – Cabanieu Jean 19 3 1887 – Castagnet Jean 20 5 1894 – Castaing Jean 6 10 1885 - Castaing jean 24 6 1888 - Castaing Jean 9 2 1895 – Castaing Jean 13 4 1897 – Castaing Desire 5 4 1898 – Cauzines Bernard 26 9 1878 – Cazaudumec – Cazaux Bernard 3 2 1886 - Cazaux Jean 3 2 1886 – Cazeaux Desire 23 2 1873 - Courege jean 7 2 1886 – Courrege jean 2 2 1874 – Courregelongue Henri 4 3 1888 - -Couthures Jean 20 9 1882 – Couthures Bernard 6 6 1887 - Couthures jean 10 9 1887 - Couthures arnaud 30 10 1889 - Couthures jean 29 11 1892 - Darcos jean 6 /2/1896 - Darcos jean 4/4/1897 - Darrey jean 1 7 1873- Darroman jean 3 4 1897- Darroman Jean 28 10 1897
Decamps Jean gabriel 9 5 1884 – Delas Guillaume 2 4 1894 – Delas Pierre 2 4 1894 – Deloubes Jean 14 5 1886 – Deloubes Jean 2/8/1899 Deloubes Louis 19 10 1900 - Deloubes pierre kilo 20 10 1884 -Despet gabriel 26 5 1893 - Despret jean 19 1 1899 – Desqueyroux Alexandre 20 1 1873 - Desqueyroux Gabriel « Polka » 7 8 1882 - Desqueyroux pierre 7 8 1882 – Desqueyroux Bertrand 11 2 1883 - Desqueyroux bernard 24 10 1883 - Desqueyroux barthelemy 6 4 1885 - Desqueyroux jean 19 10 1887 - Desqueyroux pierre 30 3 1899 – Desqueyroux Alexandre 16 4 1899 - Doriant jean 12 3 1890 - Doriant Armand 18 4 1898 - Dubille Rene - Dubourg jean 30 5 1888 - Duchamp pierre 20 9 1886 - Duchamp joseph « Cabaille » - Duchamps Jean 12 10 1900 – Ducos Gerard 5 2 1899 – Dujantieu Jean 27 6 1885 – Dujeantieu Jean 2 4 1895 – Dulau Pierre 16 9 1886 – Dupoix Jean 17 3 1874 - Dupoix Bernard 2 12 1887 - Dupoix Jean 24 7 1890 - Dupoix jean 5 1 1894 – Duthuron Blaise 27 11 1879 - Espagnet bernard 26 3 1876 - Etienne jean 25 5 1894 – Etienne jean 7 3 1900 – Ferrand Guillaume 24 11 1874 - Ferrand pierre 21 5 1879 - -Ferrand jean 30 5 1883 – Ferrand Martial 7 10 1883 – Ferrand jerome 11 5 1888 - Ferrand jerome dichure 11 8 1888 - Froin jean 12 12 1884 - Froin pierre 5 4 1891 – Froin octave la pierre - Gach jb joseph 19 9 1874 - Gach arthur leopold 29 6 1882 – Galissaire Pierre 3 7 1894 - Garbaïs etienne 13 6 1874 - Garbay leonard 16 9 1877 – Garbay pierre raymond 23 6 1893 – Gaüzere Charles 9 4 1891 – Gaüzere jean roger 8 11 1892 - Gaüzere gabriel 5 3 1894 - Guicheney etienne 26 12 1892 - Izaute desire 10 4 1874 - Jautan guillaume 7 4 1896 – Jean armand 2 9 1881 - Jean gaston 18 6 1885 – Jean alfred 3 3 1889 – Labat pierre 10 11 1885 - Labat guillaume 3 2 1886 - Labat pierre 27 4 1894 - Lacroix bernard 31 10 1877- Lagreze antoine 13 7 1890 – Lagreze elie 21 8 1891 – Lamarque pierre 22 8 1883 – Lamarque bernard 3 11 1885 – Lamon armand 18 10 1877 – Lamon gabriel 7 11 1887 – Laplasse joseph 27 12 1876 – Latrille jean 17 8 1873 – Latrille bernard 12 7 1874 – Laurent jules « bismark » 11 1 1897 - Leglise pierre 24 7 1874 – Leglise joseph 4 3 1886 - Leglise pierre 28 1 1889 – Leglise jean 15 4 1895 - Leglise jean 23 4 1899 - Lucquedey fernand- Majan louis 6 2 1893 - Marquet jbaptiste 31 5 1897 – Maubaret jean 27 10 1883 - Mazeau jean 5 6 1874- Mercier jean 12 11 1895 – Mirambet jean 16 2 1891 – Mirambet etienne 2 4 1893 - Monchin jean 9 10 1877 - Mounillot Basile 30 7 1888 – Mussotte jean 8 6 1893 – Mussotte martial 8 9 1897 – Mussotte simon 19 1 1899 - Pintado georges 24 10 1893 - Reman louis 10 12 1893- Sages charles 3 2 1873- Saint espes jean 1 3 1900- Saint espes pierre 1 3 1900- Saint marc j baptiste 31 8 1876- Saint marc etienne 20 8 1880- Saint marc joseph 11 7 1896- Saint marc jean orel 5 11 1896- Saint marc jean 5 11 1896- Saint marc henri 14 4 1899- Saint marc guillaume 8 3 1878- Saphore louis 20 5 1898- Saphore edouard 14 12 1900- Segnes pierre 20 12 1883 - Serres jean 17 5 1874 - Soubes pierre 16 9 1886 - Soubes arnaud 20 2 1887 – Tauzin pierre 24 9 1886- Tauzin antoine 29 2 1899- Tillos jean –Vignolles pierre 18 9 1874

Nous partons ici à la recherche de témoignages sur les survivants de la guerre qui sont revenus chez eux pour essayer d'y survivre, certains avec de graves blessures physiques, et tous avec de graves blessures affectives.

Pierre GARBAY Salonique blessé le 26 décembre 1916

http://fr.wikipedia.org/wiki/Exp%C3%A9dition_de_Salonique



Pierre Garbay, né le 23 juin 1895 à Langon



Incorporé au 44ème Colonial puis au 3 e RIC, il part pour Salonique.
ci contre, croix de guerre, médaille militaire, légion d'honneur signée de la main de De Gaulle le 8 novembre 68, 4 mois avant sa démission.

Le 26 décembre 1916, il est aux avants postes en charge d'une mitrailleuse. dans la région de Vaklar près de Pirot au sudest de la Serbie. Lors de l'attaque des Bulgares, il est blessé à la tête par une grenade (fracture du crâne) et à la main, il sera amputé. Il réussit néanmoins à revenir dans ses lignes où il est évacué.

















avec sa soeur Françoise Garbay.





Nous publions ici une lettre écrite à Nice en mai 17, (cliquez dessus pour l'agrandir) probablement par un copain pour demander "l'indemnité de cherté de vie qui m'est dûe au titre de mon séjour en orient."

La dernière ligne à l'encre violette est de lui, il l'a écrite de sa main gauche, 6 mois après son amputation.
Après la guerre, il suivit une formation de jardinier à Versailles.
Il acheta une propriété à Péréou et travailla toute sa vie avec l'aide de sa prothèse. Il eut deux enfants Roland né en 24 qui a vécu  à Pérèou jusqu'en août 2010 et Michel (Langon).

La guerre de 14 donna le départ de tous les centres et métiers de rééducation et d'insertion. Prothèses, fauteuil roulants étaient gérés jusqu'aux années 90 par le ministère des anciens combattants.

carte du front d'orient http://histgeo.ac-aix-marseille.fr/enseign/houot/g14_18/gu1est.htm

Gabriel DESQUEYROUX dit Polka

Pierre Gabriel DESQUEYROUX dit "Polka"
né le 7 août 1882.
53ème RI histoire des régiments cliquez sur le lien http://www.chtimiste.com/
1914 [modifier]
Morhange, la trouée de Charmes, le Grand Couronné de Nancy, le saillant d'Ypres.

1915 [modifier]
le fortin de Beauséjour, l'offensive de Champagne.
blessé le 17/2/15 à Perthes les Hurlus pied droit

1916 [modifier]
le fort de Vaux

1917 [modifier]
les Eparges, le Mont-Haut, le bois des Caurières.

Garnison en 1914: Perpignan —1914: Lorraine (Morhange). Les Flandres.—1915: Champagne —1916: Verdun —1917: Verdun (Bezonveaux) —1918: Moreuil. Champagne. Aisne.

blessé 13/10/17 à Forêt d'Apremont fracture 4 ème côte droite par éclat d'obus.

"soldat brancardier s'est dépensé sans compter dans les attaques du 17 avril au 2 mai 17, relevant les morts et les blessés, sous les plus violents tirs de barrage ennemi."

Croix de guerre - Médaille militaire-

1918 [modifier] la bataille défensive de la Somme et l'offensive du 15 juillet.

"pendant les combats du 30 octobre au 8nov 18 a rempli les fonctions de caporal brancardier, dirrigeant les équipes avec une conscience et autorité remarquable assurant en toute circonstance la relève et l'évacuation rapide des blessés."

Les brancardiers n'étaient nullement protégés et les belligérants leur tiraient délibérément dessus. http://carnetdesomme.skynetblogs.be/post/5219367/evacuation-des-blesses


Brancardiers: Militaires chargés de la récupération et du transport des blessés aux tranchées et sur le champ de bataille. Leur tâche est rendue particulièrement périlleuse par la disparition progressive des trêves destinées à permettre la récupération des blessés.
Lexique des termes employés en 1914-1918 / © CRID 14-18, 2006
• « Quand les brancardiers, qui sont fourbus et que tous les officiers engueulent parce qu’ils ne vont pas assez vite à leur gré, ont fini d’enlever tous les blessés de sur le terrain, on enterre les morts. » (Lucien Laby, Les carnets de l’aspirant Laby. Médecin dans les tranchées 28 juillet 1914-14 juillet 1919, Paris, Bayard, 2001, coll. « Hachette Littératures/Pluriel », p. 252, 8 mai 1917)
• « Mais soudain, de toutes ses forces, Petitbru se met à hurler : « Je n’peux pas ! Je n’peux pas ! Brancardiers ! Oh ! mon pied ! Brancardiers ! Les brancardiers ! » Sa voix s’étrangle. Il scande, hors de lui, jetant les syllabes à coups de mâchoire enragés : « Bran-car-diers !... Bran-cardiers
! » (Maurice Genevoix, Ceux de 14, Paris, Flammarion, 1950, réed. Seuil, coll « Points », p. 694)
http://www.crid1418.org/espace_pedagogique/lexique/LexiqueCRID1418.pdf

Son petit fils se rappelle les cauchemars qui hantaient ses nuits. Le village se souvient surtout de ses virées avec son copain Joseph de Cabaille. Ce devait être sa façon de se soigner de tous ceux qu'il n'avait pu soigner; tous ceux qui hurlaient sur son brancard alors qu'il courait vers l'arrière, tous ceux qu'il déposait morts à l'ambulance parce qu'il n'avait pas couru assez vite!

C'est le brancardier qui, sur le champ de bataille déterminait l'urgence: ceux qu'on laisse pour morts et "l'urgence des urgences, les blessés de la face, car ils peuvent mourir étouffés par leur sang" ,"moitié de la figure et de la gorge emportée, les maxillaires fracassés, l'oeil droit crevé". Il y a les blessés du ventre qui se taisent, les blessés des membres. Panser, garotter, évacuer. Après une formation hâtive de 15 jours, les brancardiers faisaient de la médecine d'urgence sous le feu. -lire: Gueules Cassées de la Grande Guerre. Sophie Delaporte.-

Il s'était marié avec Eglantine Mauros . Ils eurent 1 enfant : Marie Jeanne née au Campich le 1 janvier 1911 (Marie Jeanne, une femme du 20e siècle a vécu 11 ans de guerre: de 3 ans à 7 ans son père fait la guerre de 14-18, de 29 à 34 ans elle élève deux enfants sans son mari prisonnier en Allemagne puis son fils fera deux ans de guerre d'Algérie).







De retour à la vie civile Gabriel Desqueyroux exerça le métier de cantonnier aux Ponts et Chaussées d'Auros.

Il vécut au Lapin, à Lacoste et enfin au Mineur où il mourut en février 1964.

Joseph GACH

L'adjudant Chef Joseph GACH né le 19 9 1874 avait 40 ans et un enfant en bas âge. Il était instituteur rue Francin à Bordeaux ce qui lui a permis d'être affecté à un travail d'organisation dans une zone non soumise aux combats. Il y eut 3 millions de mobilisés affectés à l'arrière. Il y passa plus de 4 ans de guerre, il nous laissa une abondante correspondance qu'il adressait àsa femme retirée à Coimères dans la maison familiale.

Il vit passer quelques obus mais il n'a pas pris part aux combats. ça lui a permis d'apprendre à monter à cheval pendant ses temps libres, comme il le raconte à sa femme dans une des ses lettres.(cliquez dessus pour l'aggrandir)
140e RTI à Belfort jusqu'en 1918, 44 ans.











Joseph DUCHAMPS dit Cabaille

Né le 21 septembre 1886
Marié le 24 octobre 1911 avec Louise CABANIEU
De quatre ans le cadet de son grand copain Polka (ci-dessus).
"c'était pas des amis choisis
par Montaigne et la Boétie,
sur le ventre ils se tapaient fort
(c'était) des copains d'abord!"
6ème bataillon de chasseurs d'Afrique. basé à Mascara en Algérie
http://unabcc.free.fr/rgtdissous/6rcah.html












40 ans plus tard son petit fils y retournera faire une guerre qui ne disait pas son nom.


Etienne GUICHENEY dit "Cinquet"


blessé à la tête le 22 février 1916 le deuxième jour de l'attaque allemande sur Verdun . Le kronprinz voulait saigner l'armée française. http://fr.wikipedia.org/wiki/Bataille_de_Verdun
Henriette, sa fille me raconte qu'il s'est effondré en criant "ah maman!" Atteint par un éclat d'obus à la tête, il perd connaissance et se réveille trois jours plus tard à Limoges où il a subi une trépanation.
Le 17 avril 1920, il épouse Germaine Pourrat, la fille du "cinquet"(parce qu'il était le cinquième). Il devint alors "Etienne du cinquet".
En 68, pour le cinquantenaire, Etienne du Cinquet reçut une médaille commémorative. Ci-dessous.


Pierre DELOUBES dit "Kilo"

né le 20 10 1884....

144e RI 1905, 9e RI 4/8/14,
1914 [modifier]
22 aout : retraite de l'aile gauche: Forêt de Luchy, la Meuse.
5 au 12 septembre: bataille de la Marne
bataille défensive de Champagne :
20 décembre: les Hurlus
28 décembre: la Tranchée Blanche

1915 [modifier]
bataille défensive d'Artois :Vimy(septembre).

20e RI le 27/9/15;
histoire des régiments cliquez sur le lien http://www.chtimiste.com/

blessé le 29 avril 1917 à la ferme de Moscou bras droit et jambe gauche par un éclat d'obus
"soldat, très brave, très courageux, très énergique a fait preuve d'un grand courage et dévouement lors de l'attaque du 30 avril 17. Croix de guerre avec étoile du???; médaille militaire et croix du combattant".

Jules LAURENT dit "Bismarck"

né le 11 janvier 1897 à Mazères lieux dit Pelin
de Pierre Laurent 37 ans, ne sachant écrire et Anne Lasserre 30 ans
Témoins: B Baillet Cantonnier 60 ans et Camille Bartherote Instituteur, 29 ans Le maire J Lacroix.
marié en1923 avec Albertine Léglise, fille de

Jean Léglise dit "Joseph" né le 14 février 1877 à Budos, marié avec Louise Couthures,

forgeron à Roaillan chez son beau père Pierre Couthures, marié à Catherine Bayet.

Mort à la guerre "d'une maladie contractée en service" le 5 octobre 1914 (fiche et photo ci contre)














Curieux surnom (pour l'époque) que ses copains avaient donné à mon grand père. A cause des moustaches? A cause de ses coups de colères? A cause de positions pacifistes qui auraient pu être les siennes avant la guerre puisqu'il avait des sympathies socialistes, on aurait pu alors par dérision lui dire qu'il faisait le jeu du Prussien? Ou bien parce que sa formation de compagnon charpentier l'aurait rendu admirateur de la sécurité sociale créée par Bismarck en 1883? Les Français soit disant toujours en avance créeront la sécurité Sociale en 1945, 62 ans après les Allemands. (Les Alsaciens Lorrains bénéficient encore de la sécu Bismarck, plus avantageuse que notre propre système sécu créé après la guerre.)
Il était artilleur dans l'Aisne.
au 21e RA puis après une blessure au coude (fracture ou luxation sur chute de cheval). Maintenu après commission de réforme d'Angoulème du 11avril, puis d'Amiens le 16 août et versé au au 85e RAL le 16 nov. 16. matricule 3280.
histoire des régiments cliquez sur le lien http://www.chtimiste.com/
Il reste deux douilles d'obus de 90, gravées de sa main. Il est écrit: J L
Aisne
1917

Mobilisé du 8 janvier 16 au 8 septembre 19.



s'établit à Coimères en 1923 comme charpentier.



mort en janvier 1969.

Jérôme FERRAND dit "Dichure"

né le 11 mai 1888 à Coimères
Marié le 19 janvier 1920 avec Angèle LAURENT (soeur de Jules) née à Cazats le 23 juin 1891
81e RI; 18e RI le 23 07 15; 22eRIC le 11 12 15; 3e RIC le 30 12 15 au 12/16; évacué sur l'hôpital de Salonique le 13/6/16 ; 22e RIC.le 20 1 17, puis au 56e Colonial le 20 3 17
http://fr.wikipedia.org/wiki/Exp%C3%A9dition_de_Salonique

La moitié du 3e RIC a péri dans le naufrage du Provence le 26 février 1916 au large du cap Matapan en Grèce
http://monsite.wanadoo.fr/Le_Provence_II/page3.html

Le JMO ne fait nullement état des pertes.
http://www.jmo.memoiredeshommes.sga.defense.gouv.fr/img-viewer/26_N_863_005/viewer.html
Il semble d'après les villes citées "piste Lozista Todoravo" Belès qu'ils étaient à l'époque au sud Serbie, sur le front Bulgare.
Blessé au pied gauche, il est évacué le 13 juin 16 de l'hôpital de Salonique puis à Toulon le 11 juillet 16 et enfin à Grasse du 16 juillet 16 au 12 octobre 16. Rentré au dépot le 13 octobre 16.(voir article plus haut en 1915

Il me racontait avoir fait de la rééducation dans des centres spécialisés. Déjà à l'époque on lui avait fait des excito moteurs. Il garda des séquelles sur son bras gauche (impossibilté de l'écarter plus haut que l'horizontale et il marcha le reste de sa vie en boitant sur la pointe du pied gauche.
Après la guerre il est employé comme cantonnier par la commune. Pierre Garbay m'a raconté qu'il faisait avec lui la "taxe vicinale", puisqu'à l'époque on avait encore la possibilité de payer ses impôts en nature.
Il était porte drapeau le 11 novembre au monument aux morts
Mort à Coimères le 21 octobre 1969





Daniel DUROS dit le "Sit"

né le à
Marié à Marcelle Garbay
soeur de Jean Camille Garbay (photo ci dessous)
père de Marcel Duros

D'où lui venait son surnom de Sit. Chez nous, le Sit est un bruant qui chante en faisant "Siiit".
http://www.oiseaux.net/oiseaux/bruant.jaune.html
Etait-il un grand chasseur de bruants à la matole? Bruants fous, jaunes ou ortolans? Ou bien était ce un bruit qu'il faisait en glissant la langue entre les dents pour manifester son étonnement?
Sa belle fille, Marie Thérèse (qui a tenu le cercle philanthropique pendant 30 ans), m'a dit que sa Grand mère s'était écrié en la voyant à la naissance " es comme un sit" pour dire qu'il était si petit.
















Son beau frère Jean Camille Garbay.


né le 17 mars 1896
à Roaillan

Mort à 20 ans,
le 22 octobre 16
à "Mozoal" (en recherche)
en pleine bataille de la Somme.

Fernand LAGARDERE


Fernand LAGARDERE
53ème RI
frère des deux Lagardère tué en Belgique
1914 [modifier]
Morhange, la trouée de Charmes, le Grand Couronné de Nancy, le saillant d'Ypres.
1915 [modifier]
le fortin de Beauséjour, l'offensive de Champagne.
1916 [modifier]
le fort de Vaux
1917 [modifier]
les Eparges, le Mont-Haut, le bois des Caurières.
1918 [modifier]
la bataille défensive de la Somme et l'offensive du 15 juillet.
Frère de Pierre et de Gabriel.
Après la guerre resta à la Hérère où il eut neuf enfants.




Jean CAZEAUDUMEC


né le 5 mars 1898 à Langon de Noël Cazeaudumec et Louise Turtaut
marié en 1938 à Lucie Belloumeau née Lamarque

habitait à Janicot

incorporé au 22e RAC
(régiment d'infanterie de campagne).



blessé à l'oeil
libéré en avril 1919 à l'hôpital de Bitche en Moselle

mobilisé en 40, il partait la nuit garder la voie de chemin de fer à Caudrot. VOIR Coimeres39-45 Lien: Jean CAZEAUDUMEC

Jean SAINT MARC dit Orel

né à Coimères à Jean Haut le 5 novembre 1896 ;
a vécu jusqu'à 95 ans dans sa maison natale avant de se retirer chez son beau fils Gérard Séret à Auros où il est mort en 1997 à 101 ans.



Conseil de révision: 1.69, Cheveux et yeux châtain clair. Cultivateur. Joue du tambour. Sait s'occuper des chevaux et conduire les voitures (à cheval) et monter à vélo.
Mobilisé en 16 au 37e RI.


photo ci-contre Jean Gabriel SERET cultivateur à Auros son copain du 37 éme

1914 :
Bataille de Morhange
Vitrimont
Bataille des Flandres
1915 :
Offensive d'Artois (mai-juin)
Bataille de Champagne
1916 :
Bataille de Verdun
Bataille de la Somme
1917 :
Offensive de L'Aisne: Nord de Verneuil
1918 :
La seconde bataille de la Marne



Il le quitte en avril 19 pour une perme de 8 jours pour aller voir sa famille avant de rejoindre le 140e RI qui part pour l'Orient.
Il tient ses carnets de voyage qui ont été publiés par la mairie de Coimères. Son beau fils lui ayant demandé pourquoi, il ne racontait pas la période de la guerre avant le 11 novembre. Il répondit: "C'était atroce. ça ne s'écrit pas!" Il préfère nous parler de son voyage en Orient à la fin de la guerre. "je tiens cette période comme un grand voyage d'agrément".

carnets de voyages: résumé
(version intégrale cliquez sur le lien). http://orelsaintmarc.blogspot.com/

4 mai arrivée à Grenoble.
6 juin Marseille et passe 7 jours à Puget sur Argens.
14 juin départ en train pour l'Italie.
16 juin Ortobello. 18 juin port de Tarento. Embarquement sur le croiseur léger "Guichen".
Le 19 ils mouillent en Albanie dans la baie d'Itea.
Le 20 départ en voitures.
21 juin départ de Bralo en train.
SOirée du 23 arrivée à Salonique.
29 juin signature de la paix.
5 juillet 19 départ de Salonique. à bord de l'Edgineer-Avdakoff, navire marchand russe à base d'Odessa. Le 6, arrivée à Gallipoli.
7 juillet rade de Constantinople.le 12 juillet , je traverse le bosphore et je vais en Asie.
13 juillet nousembarquons à bord d'un bateau marchand allemand "interné" au Brésil et mis au service de la France par la république du Brésil.
14 juillet Mangalia et nous accostons à Constanza.18 juillet, départ le long de la côte roumaine pour remonter le Danube.Arrivée à Gallatti. Nous rejoignons le 4e bataillon de Zouaves de la 15e division.
Le 6 aout nous repassons à Galatti.Le 10 aout, c'est la fête à Coimères et je continue ma route pour la Bulgarie. Le 11, nous arrivons à Roustchouk et le 19 nous prenons le train pour Varna. "Nous n'avons ni sac, ni fusil, je me considère comme civil. "
Le 23 aout nous quittons Varna à bord du Tigre.
Le 28 on apperçoit le volcan Etna.
31 août Marseille et 1 septembre "départ en train pour chez moi où je dois passer vingt jours de perme avant d'être démobilisé. Fini l'exil, vivons en liberté!"








Léopold Sédar Senghor, président du Sénégal disait: "chez nous quand un vieux meurt, c'est une bibliothèque qui brûle".


Chez nous aussi, mais on ne le sait pas. Orel aura-t-il eu le temps de transmettre tout ce qu'il voulait? Il parlait d'un soldat rebelle qui se cachait à Coimères et dont tout le monde ignore maintenant l'existence. C'est la faiblesse de la culture de

l'écrit. L'écrit a pris le pas sur l'oral. Et à l'heure de ma recherche, la pierre a plus de noms à me livrer que le cerveau des vivants. 14 noms sont gravés dans le marbre du monument aux morts quand la mémoire collective des Coimériens ne peut me donner que 10 noms de soldats revenus de la guerre.

Mais l'écrit se contrôle mieux que l'oral. On a glorifié les "morts pour la France". On l' a gravé dans la pierre. On a fustigé ceux qui s'étaient rebellés. Orel s'est interdit d'écrire ses quatre année de guerre: "ça ne s'écrit pas". Il n'a pas livré le nom de celui qui s'est caché.
Personne ne se souvient du rebelle de 14-18 caché à Coimères.


carnets de voyages version intégrale cliquez sur le lien. http://orelsaintmarc.blogspot.com/

Sommaire par année

Qui êtes-vous ?

recherche d'éléments sur l'histoire de Coimères