
C'est la paix!
Ci dessous, Coimères un jour de fête le deuxième dimanche d'août. On remarque le pin de la précédente mayade.
ARTISANS DE COIMERES EN 1912 :
Maire Marc Coueille Graines et Engrais : Latrille

Sabotier Labat Sage-Femme Mme Cluchet Tailleur Dubourg et fils
Viticulteurs Brannens, Coueille, Couthures, Dulac, Saint Marc, Château Larroque Barron D’Arlot de Saint Saud
Auberge Labat Paul Latrille Jean
Bois Garbay Boucher Ferrand Raoul Boulanger Ferrand Fernand
Charron H. Mercier et Tarride Coiffeurs Dubourg, Galissaire Cordonnier GaüsèreEpicier A. Ferrand, Veuve Rivière Forgeron N. Ferrand, Labat.
L'école est terminée depuis deux ans. On remarque que les enfants ont des pelles et des balais.

Ceux qui pensaient que l'instruction amenait la paix ont vu massacrer la première génération de paysans alphabétisés http://ecoledecoimeres.blogspot.com/
Arnaud Soubes s'est marié avec Madeleine Espagnet le 25 avril 1914.
Jean Dupoix s'est marié avec Jeanne Séris le 11 juillet 1914.
Trois semaines plus tard c'est la mobilisation et le 23 août, les deux frères Lagardère seront les premiers tués d'une longue série.
LAGARDERE Gabriel 23 août 1914 Thuin - Belgique
LAGARDERE Pierre 23 août 1914 Lobbes - Belgique
CAZAUX Bernard 11 septembre 1914 Nancy - Meurthe et Moselle
PINTADO Georges 10 décembre 1914 Puisaleine -Tracy le Mont Oise
BEGUEY Jean 26 avril 1915 Les Eparges - Meuse
LACAMPAGNE Bernard 12 juin 1915 Arras - Pas de Calais
SOUBES Arnaud 20 juillet 1916 Barleux - Somme
DUPOIX Jean 2 aout 1916 Creil -Oise
COUTHURES Léopold 11 novembre 1916 Berny en Santerre - Somme
LAGARDERE Adolphe 31 mars 1917 Moreuil - Somme
ETIENNE Jean 11 octobre 1917 Vauxaillon - Aisne
CASTAING François 14 janvier 1918 Noviant aux Près - Meurthe et Moselle
CONFFRE Pierre 20 octobre 1918 Laon - Aisne
MUSSOTTE 19 décembre 1918 Raon l'étape - Vosges
On ne sait pas si ces 14 se battaient par patriotisme ou pour endiguer la guerre dans le Nord afin d' empécher que cette déferlante ne vienne détruire leur village et leur famille (voir plus bas le village de Vauxaillon en ruine, là où est mort Jean Etienne).
Peut être n'avaient-ils pas d'autre choix: on ne pouvait pas reculer: à Vingré au début de la guerre on a fusillé des soldats qui s'étaient repliés un moment pour éviter la mitraille et la mort certaine.
http://www.grande-guerre.org/Articles/Vingre.htm
Contrairement à ce que racontent les discours de glorification nationale ce ne sont pas les morts qui gagnent les guerres.
Les soldats morts qui participent à la victoire sont ceux qui ont été sacrifiés dans des attaques de diversion, ou ceux qui ont été laissés aux avant postes pour protéger une retraite.
Les autres, perdent la guerre en perdant la vie. Les discours de glorification nationale jettent une emphase obscurcissante pour masquer les responsabilités et ceux qui ont été sacrifiés pour rien, par incompétence ou pire pour rendre compte auprès des supérieurs du maintien d'une activité sur le front. -lire Pierre Miquel . -le gâchis des généraux-
Tableaux de recensement
82 conscrits
J’ai analysé les tableaux de recensement découverts dans les archives de la Mairie de Coimères recensant les classes 1901 à 1918 (nés de 1881 à 1898). Il manquait l’année 1904 ;
Outre la taille et le niveau scolaire on leur demandait :
sait il la musique ?
De quel instrument joue-t-il ?
Sait-il monter à cheval ?
Conduire et soigner les chevaux ?
Conduire les voitures ?
Est il vélocipédiste ?
Est il colombophile ?
A partir de 1905 ou 1904 (nous n’avons pas retrouvé le tableau 1904)
on rajoute 5 critères :
Est-il Aérostier
Sait-il Nager
A-t-il obtenu des prix de tir ?
a-t-il obtenu des prix de gymnastiques ?
possède t-il le brevet de conducteur d’automobile ?
Le tirage au sort disparaît.
pas de taille indiquée
on ne marque plus la profession des parents
EN 1908 , on rajoute la taille.
Sur les 58 tailles recensées, la moyenne est de 1,65 cm.
1 seul mesure plus d’1,8m : 1,83m
13 mesurent plus d’1,7m
36 mesurent de 1,60 à 1,69m
8 mesurent de 1,51 à 1,59m
Niveau d'instruction. Sur 82 conscrits recensés de 1901 à 1918.
5 ne comportaient aucune mention.
Ce qui laisse à 77 le nombre de renseignements sur le niveau d’instruction.
10 (13%) ne savent ni lire ni écrire : niveau 0
3 savent lire sans savoir écrire : niveau 1

29 (38%) savent lire « écrire mais pas compter : niveau 2
35 (45%)savent lire écrire compter : niveau 3
Soit 83% des jeunes nés lors de la loi Jules ferry sur l’école obligatoire savent lire et écrire.
Aucun n'a le brevet de l'enseignement primaire: niveau 4
Aucun n'a le baccalauréat: niveau 5.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Certificat_d%27%C3%A9tudes_primaires#Taux_d.27accession_au_dipl.C3.B4me
Renseignements divers:
47/82 (57%) savent monter à vélo.
29/82 (35%) savent monter à cheval
3/82 savent nager : un cocher, un coiffeur et un Sans Profession (le baron local)
4 jouaient du clairon et 2 jouaient du tambour.
Aucun n’était aérostier, n’a obtenu de prix de tir ou de gymnastique. Aucun n’avait le brevet de conduite automobile.
Métiers:
63/82 étaient cultivateurs (dont un marqué domestique et l’autre journalier)
7 charpentiers
3 Sans Profession (fils de propriétaire)
2 coiffeurs
1 plâtrier
1 clerc d’avoué
1 sabotier
1 maréchal ferrant
1 cocher
2 non renseignés
L'âge des mobilisés:
D'après B. Labarbe: en 14, les mobilisés allaient de 20 à 47 ans. A partirde 1916, on mobilise les jeunes des 18 ans.
http://raymond57ri.canalblog.com/
A Coimères il y eut 158 naissances de Garçons de 1873 à 1900 (158 mobilisables potentiels, j'ignore le taux de réforme ou dispense)
Nous n'avons à cette heure aucune certitude que les 61 jeunes recensés de 1901 à 1914 habitaient toujours Coimères pendant la guerre.
En revanche les 21 recensés pendant la guerre habitaient Coimères. Mais nous ne savons pas si tous ont été mobilisés. Ne figuraient pas sur les tableaux étudiés la mention "bon pour le service".
Après avoir évoqué la vie des 14 tués (grâce au site mémoire des hommes:
http://www.memoiredeshommes.sga.defense.gouv.fr/)
Nous avons essayé de découvrir leur lieu de sépulture grâce au site http://www.sepulturesdeguerre.sga.defense.gouv.fr/ (qui semble incomplet)
Nous essayons ensuite de retracer le parcours de ceux qui sont revenus. Nous tentons de mettre des photos sur des noms et en l'absence de photos de ces hommes et femmes, nous publions des photos des fermes où ils sont nés, où ils ont vécu et travaillé. http://coimeres-metiers.blogspot.com/
Si vous avez des souvenirs, des témoignages, des photos, des lettres, des vestiges, faites nous en part: F Laurent 22 allée G Brassens 33600 Pessac francislaurent33@gmail.com
A chaque article consacré à un Coimérien, nous publions en vert un compte rendu chronologique de la Grande Guerre et des liens internet (articles et cartes géographiques).
Projet de plaque commémorative du centenaire. A chaque N° correspond la date et le lieu où est tombé le soldat coimérien.